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Confrérie - Les Disciples de Faustine

Descriptif

La Confrérie des disciples de Faustine, est une confrérie gastronomique installée à Goronne et reconnue par le Conseil Noble de la province du Luxembourg. D’une part elle défend deux produits, la Tartine de Faustine, pain perdu remis au goût du jour, et l’Eau de Faustine, alcool à base de mûres, d’autre part, elle promeut le village de Goronne.

L’Entente Goronnaise, est une a.s.b.l. qui organise des rencontres, des festivités et des spectacles dans le village de Goronne, ce qui permet aux villageois de se retrouver dans une ambiance conviviale.

Le char présenté est une création de ces deux a.s.b.l. Il représente la rencontre entre Faustine jeune et belle demoiselle et les villageois de Goronne en 1690.

La légende

Faustine est née en 1666 sur le ban de Waimes, près de Malmédy, elle y vit heureuse avec son père, Jean de Goronne. Rebouteux, guérisseur, Jean de Goronne est incontestablement un des maîtres en la matière dans cette région où il soigne les gens des environs, souvent pour quelques pièces ou tout simplement par générosité.

Treize ans se passent, Faustine est une jolie adolescente qui aime la vie. Elle chante, danse et accompagne son père lors de ses visites. Mais nous sommes en 1679 et la chasse aux sorcières bat son plein, un grand procès a lieu. Plusieurs personnes accusent ces individus de sorcellerie, d’association avec le diable.

Le pauvre Jean de Goronne est pris pour l’un d’entre eux. Malgré ses démentis, il est arrêté, jugé, condamné et brûlé sous les yeux de sa fille, Faustine.

Faustine est alors bannie du ban de Waimes, elle en est exclue. Pensant et réfléchissant à la provenance et aux origines de son père, elle part vers Goronne, près de Vielsalm .

Arrivée dans le village, Faustine constate que Jean de Goronne n’y a pas vécu et qu’aucun membre de sa famille n’y vit. Après avoir erré dans la région, elle trouve refuge à « l’râwîre ».

Dans une petite cavité de la paroi, elle fait son lit avec de la paille, au centre de la carrière, son feu autour duquel elle aime danser et chanter. Pour se nourrir, Faustine fouine la nuit dans le village, elle chaparde des œufs, trouve du pain rassis, cueille des mûres le long des chemins et emporte de l’eau. Faustine, avec les œufs et le pain, concocte une tartine ; avec l’eau et les mûres, une boisson. Afin de rendre ces deux mets plus savoureux, elle les agrémente des herbes, des épices et des potions de son père, Jean de Goronne.

Quatre années se passent. A l’aube de ses 18 ans, Faustine qui, auparavant, n’a jamais vécu toute seule, se sent le besoin d’aller à la rencontre des villageois.D’un caractère jovial, elle aime la compagnie des autres. Faustine descend alors au bourg. Arrivée aux abords des premières maisons, elle se demande comment les habitants vont la recevoir, vont l’accueillir. Ayant le même besoin que son père de donner et de faire des heureux, Faustine retourne à la carrière, elle y prépare ses mets et pour lier connaissance avec les Goronnais, elle les leur propose.

Après avoir mangé sa tartine et bu son eau de mûres, les hommes et les femmes constatent que, curieusement, ils oublient leurs tracas quotidiens.

Faustine devient alors très populaire et pour la remercier, l’ensemble des habitants vantent par monts et par vaux les vertus de ces réalisations savoureuses, en criant :

« En avant pour Faustine, son eau et sa tartine »

Ici s’arrête la légende de Faustine.

Encore une chose, lorsque vous passez, pendant la nuit, au village de Goronne et que vous vous rendez à « l’râwîre », regardez bien autour de vous, vous y verrez peut-être une ombre qui chante et qui danse dans le lointain…